« Nous sommes arrivés Miss Patterson. »
Julie ouvrit les yeux. Enfin ! Un léger sourire s'afficha sur ces lèvres. Cela ne faisait plus de 5ans qu'elle n'avait pas revue Port Royal et ses habitants. Elle se leva et effleura à peine ses deux valises, posés sur le sol qu'elle prit en chemin. Elle descendit du bateau fixant la ville les yeux en larmes. Elle avança à pas pressé vers la petite maison au coin de la rue parallèle. Son école. Celle où elle avait passée toute son enfance avec des enfants bien plus que insupportable, mais qu'elle avait apprit à aimer. Son plus lourd souvenir était celui en la personne de William Turner. Qui étant petit n'était qu'un coureur de jupon prêt à tout pour conquérir Julie. Chose qui n'était pas facile vu son caractère. Mais ce n'en est pas la raison pour la quel celui-ci est lourde. Mais 5 ans au paravent, lorsqu'elle dut partir avec ses parents adoptifs dans sa ville natale. La réaction du petit Turner, à l'époque, lui avait brisé le c½ur.
« Quoi, tu t'en vas ? »
« Oui je suis désolé »
« Je te déteste »
A partir de se moment là, elle comprit à quel point il l'aimait. Elle avait toujours nié son amour envers lui...mais pourtant, son c½ur brûlait aussi.
A se souvenir, une larme vint se posé au coin de l'½il. Elle l'essuya avant de reprendre son chemin. Ses joues si blanches habituellement prenaient un aspect plutôt rouge. A croire qu'elle était en train de cuire. Le poids des valises n'arrangeait rien. Elle laissa échappé un petit gémissement et tomba sur le sol, effondrer par la fatigue. Elle soupira et poussa la valise qui bloquait son pied. Un jeune homme la fixait avec pitié non loin de là. Il s'approcha et se mit à sa hauteur.
« Vous voulez de l'aide ? »
« Avec plaisir. »
L'homme lui sourit et lui tendit la main. Julie l'attrapa et se laissa tirer vers l'avant. Elle manqua encore de tomber mais l'homme la serra fort contre lui l'empêchant de glisser.
« Ou lala, sa ne va pas ? »
« Je me sens faible. Je sais pas pourquoi. »
Julie aperçu un sourire de la part du jeune Homme. Jamais elle n'en avait vu d'aussi beau. Tomberait-elle dans le piège de l'amour ?
« Dites moi où vous vouliez vous rendre et je vous y conduirais. »
« Et bien je devais aller à l'Hôtel...en attendant de trouver une maison. »
Son sourire s'effaça. Pourquoi les plus belles choses de la vie partait si vite pour laisser place à quelque chose de négatif ?!
« Ah...vous êtes, soit ! Je vais vous amener à votre hôtel. »
« Ai-je dis quelque chose de mal ? »
« Oh non rien ! Juste...que je n'ai pas le droit de vous parler. »
Julie le fixa surprise.
« Me parler ? Expliquez-moi !! »
« Je suis...un forgeron. Et vous...une... »
« Une sale riche. Je sais. Mais que cela ne nous empêche pas de nouer une amitié, durable, je l'espère. »
Il sourit. Il sourit à nouveau. Julie sentit son c½ur s'emballer. Cette fois c'était sûr. Elle tombait amoureuse.
« Vous en êtes sûr ? »
« Plus que sûr ! »
Elle lui sourit espérant que lui aussi ressente quelque chose. Il se pencha en avant, saisit les valises et lança ses longs cheveux en arrière. Julie baissa les yeux pour ne pas s'évanouir devant une telle beauté. La façon dont il avait balayé son visage de ses doux cheveux. Tout deux se dirigèrent vers l'hôtel. Hélas, Julie se demandait si son amour pour lui était possible. Lui n'avait pas l'air très « amoureux ». Ils arrivèrent enfin devant « l'ange aux ails brûler ». Il s'arrêta devant la porte
« Voilà ! Je ne peux pas allé plus loin. Je vais devoir vous laissez continuer votre chemin seule. »
« C'est bien dommage. En tout cas je tiens à vous remercier du fond du...c½ur. »
Il sourit et s'inclina.
« Il est en mon devoir d'aider les belles Mlle. »
« Merci. »
Elle rougit et reprit les valises
« Au fait, quel est votre prénom ? »
« Julie ! »
« Julie...c'est vraiment adorable ce prénom. De plus, toute les Julie que j'ai connues étaient adorable, comme vous et...j'en suis toujours tombé amoureux. »
Il s'approcha de Julie, hésita et s'arrêta.
« Es ce que...vous êtes libre demain ? J'aimerai que nous fassions un peu plus connaissance. »
« Oh que oui ! Bien sûr. »
« Alors je vous attends demain. 10 heure, sa vous conviens ? »
« Mais oui ! Alors...a demain. »
« A demain.»
Il se retourna et disparu dans la ruelle de droite, les cheveux dans le vent. Elle soupira se posant des centaines de questions. Elle ouvrit la porte et rejoint sa chambre.
« Passez un agréable moment dans notre hôtel Miss Patterson. »
Elle installa sa lingerie dans les compartiments de l'armoire, soigneusement pliés. Elle se laissa tombé sur le lit.
« Vivement demain... »